Vidéogazette (1972-1976), première expérience française de télévision locale participative

 

videogazette2

 

Historique

À la fin des années soixante et au début des années soixante-dix, Grenoble, et la Villeneuve en particulier, est une vitrine reconnue de l’expérimentation sociale dont la production d’images filmées est l’un des champs d’application. Jean-Pierre Beauviala soucieux de démocratiser les modes et les conditions de la production cinématographique dans le même temps qu’il s’engage dans une esthétique du réel, crée les optiques et caméras de la Nouvelle Vague. Jean-Luc Godard habitant de la Villeneuve et complice de Beauviala, tourne Numéro 2 dans son appartement1.

La Villeneuve voit arriver ses premiers occupants au printemps 1972. Dès la rentrée scolaire de la même année, les responsables municipaux chargent une équipe restreinte de mettre en place une animation basée sur des techniques audiovisuelles, afin de familiariser la population avec ces techniques, leur utilisation, leurs possibilités et de préparer le terrain pour l’expérience de plus grande envergure que représente l’installation du réseau câblé intégré aux immeubles et aux équipements. L’équipe sera rattachée au CEPASC et travaillera en lien avec les équipements et les écoles du quartier qui utilisent les outils audiovisuels à des fins pédagogiques.

L’expérience de la télévision de quartier diffusé par câble commence en janvier 1974. Il s’agit d’une des toutes premières télévision de quartier de France. Le centre audiovisuel créé « un studio d’émission de télévision destiné aux habitants et où ils peuvent eux même jouer le rôle de producteur d’émissions portant sur des problèmes intéressant tous les habitants ». Un juin 1974 une association des usagers est chargée de faire des propositions à l’équipe d’animation audiovisuelle. L’expérience connait des problèmes en 1975 et s’arrête au printemps 19762.

Télévision de quartier

À partir de janvier 1974, l’équipe créé la Vidéogazette qui programme régulièrement sur le câble des émissions de radio et de télévision qui peuvent être reçues par 3000 logements. Le contenu des programmes de télévision se répartit entre les émissions d’informations, élaborées aussi bien par les usagers que par l’équipe d’animation, les rediffusions d’émissions nationales, les débats, les films, les émissions de variétés, de jeux… La part effective de programmation élaborée par les usagers représente une heure d’émission hebdomadaire. Cette programmation est beaucoup plus le fait de groupes (associations, groupes politiques…) que d’individus. L’audience moyenne des émissions tourne autour de 20 %.

Cette expérience s’est arrêté en 1976 pour des questions de moyens financiers, mais également à cause du monopole de l’État sur le domaine audiovisuel2.

(source : wikipedia)

 

http://www.ina.fr/video/CPF86638317

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/homso_0018-4306_1978_num_47_1_1957

http://www.anpei.asso.fr/scans_archives/Divers/Villeneuve_de_Grenoble/Lot22-extrait_d%27un_bilan_sur_le_quartier_de_l_Arlequin.pdf

http://www.ecoledumagasin.com/session21/#videogazette

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